Tombe collective avec croix marquée Pierre Auguste Anglade

Tombe existante à Woerth

26 soldats français et allemands impliqué(s) dans la bataille de Woerth-Froeschwiller

Nom(s)

Pierre Auguste Anglade
capitaine au 2e régiment d'infanterie de tirailleurs algériens
20 soldats français (Turcos)
​5 soldats allemands

Localisation

en forêt du Dachslocherwald
sur le sentier des Turcos
67360 Woerth

Inscriptions

"AUX
BRAVES TURCOS
ICI REPOSE MON FILS
P. AUGUSTE ANGLADE
CAPITAINE DE TURCOS
MORT AU CHAMP
D'HONNEUR
LE 6 AOUT 1870
A L'AGE
DE 34 ANS."

Informations sur les protagonistes

"Second fils d’une famille de commerçants assez aisés, Pierre, Auguste Anglade nait le 6 novembre 1835 à Figeac où ses parents sont installés. A l’issue de ses études au collège de la ville, il souscrit en octobre 1855 un acte d’engagement préalable à son admission à l’Ecole Impériale Spéciale Militaire. A sa sortie de Saint-Cyr, il est affecté comme sous-lieutenant au 49e régiment d’infanterie de ligne par décret du 1er octobre 1857. Il fera campagne en Italie - Magenta et Solférino - avec son régiment, du 29 avril au 29 juillet 1859, et recevra la médaille d’Italie et celle de la valeur militaire de Sardaigne.  Il demeurera jusqu’en 1865 au 49e de ligne alors en garnison à Limoges, date à laquelle il demande de permuter avec un officier du 2e régiment de tirailleurs algériens de Mostaganem, plus jeune en grade que lui."
extrait du site internet Quercy : www.archives.quercy.net/qhistorique/divers/jpbaux.html (dernière consultation le 24/11/2015):

​"Une trentaine d'hommes, réunis autour du Capitaine Anglade, tout ce qui restait de la 5e du 1er, se trouvent isolés de leurs camarades et cernés par une masse de plusieurs centaines de Bavarois, près d'un abri de garde-champêtre, le fameux "Turcohiesel". On les fusille à 10 m. Ils n'ont plus de munitions. Il n'y a plus qu'à mourir. Un major Bavarois s'avance, disant en français ; "Bas les armes, la résistance est impossible. En avant." Les Turcos s'élancent; Anglade rejoint le major et lui plonge le sabre dans la poitrine, mais il n'a même pas le temps de le retirer, il est percé de coups, et ses hommes, qui l'ont suivi, tombent un à un dans une suprême lutte à la baïonnette."
extrait de MARTIN, Lieutenant. Historique du 2ème tirailleurs. Editions C. Lavauzelle. Paris 1894.

Turcos et Zouaves
Les régiments de Zouaves et ceux de Turcos sont créés au sein de l’Armée d’Afrique au XIXe siècle, sous le règne de Louis-Philippe (1830 pour les Zouaves, 1842 pour les Turcos).La conquête de l’Algérie donne l’occasion d’incorporer les premiers Zouaves (appellation provenant du nom d’une confédération tribale), à partir d’un contingent d’hommes qui a servi l’Empire Ottoman. Cependant, dès 1831, le recrutement devient mixte incluant indigènes, Français du continent installés à Alger et même métropolitains. A partir de 1841, les effectifs des unités de Zouaves se limitent aux Français, tandis que les autochtones sont regroupés au sein de nouvelles unités, appelées les « Tirailleurs Algériens », les Turcos (appellation provenant de troupes russes qui les avaient pris pour des Turcs lors de la guerre de Crimée), dont seule une partie de l’encadrement est constituée d’officiers français. Sous le Second Empire, l’Armée française compte 3 régiments de Zouaves (qui combattront à Wissembourg et à Woerth-Froeschwiller) et 3 régiments de Turcos (dont deux régiments combattront à Wissembourg et à Woerth-Froeschwiller). Les faits d’armes de ces régiments restent légendaires.

D’un point de vue vestimentaire, la différenciation se fait essentiellement sur la base des couleurs : pantalons bouffants rouges pour les Zouaves, bleu ou blanc pour les Turcos ; veste (boléro) bleu foncé pour les Zouaves, bleu ciel pour les Turcos.

Informations sur l'ouvrage

La tombe du capitaine Anglade ferait partie d'une fosse commune contenant 20 soldats français et 5 soldats allemands. La grille de l'enclos a disparu.
source : SCHNELL, Karl, Die Schlacht bei Wörth, page 177. Verlag für Wehrwissenschaten München. 1989 (document consultable aux Archives départementales du Bas-Rhin sous la cote 8° 6766)

Source(s) complémentaire(s)

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