Monument français récent (construit après 1945) dédié aux Turcos et aux Zouaves

Monument commémoratif existant à Woerth

la bataille de Woerth-Froeschwiller

Localisation

au sommet d'une pente
près du monument français de 1956
route d'Elsasshausen
67360 Woerth

Inscriptions

Sur la face antérieure du socle :
"GLOIRE
AUX COMBATTANTS
DES
1ER, 2E ET 3E ZOUAVES
1ER, 2E ET 3E TURCOS
MORTS POUR LA FRANCE
6 AOÛT 1870"

Informations sur les protagonistes

Les régiments de Zouaves et ceux de Turcos sont créés au sein de l’Armée d’Afrique au XIXe siècle, sous le règne de Louis-Philippe (1830 pour les Zouaves, 1842 pour les Turcos).
La conquête de l’Algérie donne l’occasion d’incorporer les premiers Zouaves (appellation provenant du nom d’une confédération tribale), à partir d’un contingent d’hommes qui a servi l’Empire Ottoman. Cependant, dès 1831, le recrutement devient mixte incluant indigènes, Français du continent installés à Alger et même métropolitains. A partir de 1841, les effectifs des unités de Zouaves se limitent aux Français, tandis que les autochtones sont regroupés au sein de nouvelles unités, appelées les « Tirailleurs Algériens », les Turcos (appellation provenant de troupes russes qui les avaient pris pour des Turcs lors de la guerre de Crimée), dont seule une partie de l’encadrement est constituée d’officiers français. Sous le Second Empire, l’Armée française compte 3 régiments de Zouaves (qui combattront à Wissembourg et à Woerth-Froeschwiller) et 3 régiments de Turcos (dont deux régiments combattront à Wissembourg et à Woerth-Froeschwiller). Les faits d’armes de ces régiments restent légendaires.
D’un point de vue vestimentaire, la différenciation se fait essentiellement sur la base des couleurs : pantalons bouffants rouges pour les Zouaves, bleu ou blanc pour les Turcos ; veste (boléro) bleu foncé pour les Zouaves, bleu ciel pour les Turcos.

Informations sur l'ouvrage

Ce monument commémoratif des 1er, 2e, et 3e Zouaves et des 1er, 2e, et 3e Turcos remplace celui qui a été détruit en 1941, probablement en même temps que l’ancien monument voisin : le monument français du cuirassier. Cet ouvrage, dont la forme a été simplifiée, a probablement été reconstruit après 1945. Il est en grès gris, en forme d’obélisque à décor en relief. Au sommet de l’obélisque, sur la face antérieure est posée une croix latine. Au sommet des faces latérales, sont posés un croissant de lune et une étoile de David.

source : SCHNELL, Karl, Die Schlacht bei Wörth. Verlag für Wehrwissenschaten München. 1989 (document consultable aux Archives départementales du Bas-Rhin sous la cote 8° 6766)

Source(s) complémentaire(s)

cartes postales anciennes en galerie

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